Deux journées consacrées aux reportages sur terrain.

 

 

Réverien Bazikamwe et Anicet Nyamwero partent en reportage

Les journées de  mardi  et de mercredi sont  consacrée au travail sur terrain.  Les journalistes sont répartis en groupe avec des sujets différents. Ils  récoltent et interviewent des gens pour collecter le plus possible d’informations, précise Plilippe  Deboeck formateur du groupe de la presse écrite. Certains stagiaires  de la presse écrite qui reviennent  du terrain expliquent que  le travail de collecte est passionnants « , mais très stressant car souvent les rendez- vous ne sont pas respectés, toutes les informations ne sont pas livrées , les moyens de collecte ne sont pas suffisants » explique au CFM Dieudonné Hakizimana du journal de l’enseignant. cerains journalistes recourent aux tricycle moins chers que le taxi pour faire des reportages.

Jean Bosco Ndarurinze et Raymond Nzimana reveiennent de terrain

Photo CFM

Ce travail est très important quoi que exigeant. Sans le terrain, on ne fournirait pas au public une information de qualité, renchérit Dismas Ntahomvukiye , du journal Ndongozi. Le groupe de journalistes TV  qui traite  le sujet concernant:  énergie renouvelable : panneau solaire comme alternative au délestage au Burundi  a déjà fait des interviews chez le groupe LADAK qui vend  des panneaux solaires, cette équipe compte continuer le travail sur terrain à Kajaga, à environ  7 km vers l’Ouest de Bujumbura  pour récolter d’autres interviews.

Selon la formatrice Florence Morice, c’est sur terrain que se joue l’essentiel du reportage. « Il faut parfois faire preuve de patience et de persévérance. Les stagiaires journalistes n’en ont pas manqué » dit-elle de retour avec son équipe dans le quartier de Nyakabiga,  quartier populaire de Bujumbura.

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TROIS FORMATIONS SE DEROULENT EN MEME TEMPS AU CFM

Photo CFM

Il s’agit des formations  des journalistes de  TV, la radio et la presse écrite. Les formateurs  insistent  sur les fondamentaux, l’écriture journalistique et les différents genres  journalistiques les plus courants.Florence Morice qui assure le module sur la TV a un groupe de quatre journaliste, deux de la télévisons nationale, les deux autres sont de télévisons renaissance et Salama. Ces quatre journalistes sont des rédacteurs et des présentateurs de journaux. Ils ont insisté pour la formatrice   consacre des séances sur la prise de Camera et d’images. « Si je parviens à  prendre moi-même les images, je serai plus  indépendant. Il ne me restera  qu’à apprendre  le montage » indique le journaliste de télévision renaissance Révérien Bazikamwe.La formation  se déroule à la maison de la presse. Elle a  commencé ce lundi prendra fin vendredi le 31 août 2012.

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19 journalistes présents  sont répartis en trois groupes suivant le choix opéré par chaque journaliste.8 sont de la radio et formé par Robert Minangoy, 4 de la télévision  avec la formatrice Florence Morice tandis que le  formateur Philippe Deboeck  s’occupe de 7 journalistes de la presse écrite.

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Le bétail est-il devenu un business ?

 

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La plupart des gens investissent dans des activités comme l’hôtellerie, la restauration ou les transports pour créer des emplois et faire de bénéfices.Mais tous comptes faits, d’autres secteurs restent à explorer.La vente du bétail est-elle devenu à son tour une activité à caractère commercial ?

L’élevage burundais a subi de profondes mutations. Bien qu’encore ancrée dans les esprits, l’image de l’éleveur contemplatif, soucieux d’acquérir des animaux pour asseoir son statut social, appartient désormais au passé. L’élevage a évolué et s’est transformé. Il s’est progressivement intensifié grâce à la diversité desraces amélioréesqui sont apparues. Il s’agit principalement des Ankolé, des Sahiwal et des Frisonne.

 

L’élevageoccupe toujours une place déterminante dans l’économie nationale. Le rapport sur les caractéristiques de l’élevage et situation des ressources zoo génétiques au Burundi réalisé par le ministère de l’agriculture et de l’élevage enjuin2012montre que 9 travailleurs sur dixrelèvent dessecteurs de l’agriculture et de l’élevage. Essentiellement extensif, ce dernier est pratiqué par 58% des exploitations et contribue à la hauteur de 8% à la richesse nationale.

 

Néanmoins,la crise socio-politique qui a secoué notre pays et qui a été àl’origine d’importants dégâts humains n’a pas épargné le domaine de l’élevage.Face à cette situation, le gouvernement a lancéune politique de repeuplement du cheptel.Plusieurs projets ont été initiés parmi   projet d’appui à la reconstruction  de l’élevage (PARSE). Selon le « Document d’orientations stratégiques pour le secteur de l’élevage : 2000-2011 » de la FAO, avant la crise, le nombre de bovins était estimé à environ460 000têtes en 1992.En 1997, ilétait descendu à prèsde 310 000.Après la crise, le nombre de bovins a connu une certaine remontéeet le cheptel comptait 586 000 têtes en 2010

 

Deux pays d’origine

 

Le bétailvendu dans notre pays provient essentiellement de deux origines : la Tanzanie et l’Ouganda. Pour la Tanzanie, les commerçants burundaiss’y approvisionnent et acheminent ce bétail vers les abattoirs via les marchés se trouvant à l’intérieur du pays : Gitega, Ngozi, Kayanza, Bujumbura-Rural et Bururi. Pour le cas de l’Ouganda, des projets financés par des ONG telles que le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), World Vision, la FAO et bien d’autres s’approvisionnent par le biais de commerçants qui concourent à desappels d’offre lancés pourprocéder à la distribution du bétail aux paysans réunis en association de développement.

 

A titre d’exemple, entre 6 et 12 intermédiaires répondent en général aux appels d’offres du PARSE. Depuis sa création en 2008, ce projet a déjà effectué deux appels: un en 2010 et l’autre est en cours d’exécution.Pour le premier, les commerçants devaient fournir 600 bovins. Pour celui qui est en cours, 700.

 

Les grossistes s’intéressent de près au marché du bétail. Un grossiste de nationalité grecque qui exerceà Bujumbura dit avoir réussi à ouvrir une charcuterie réputée pour la qualité et la quantité de la viande qu’il offre. Il y parvient en se rendant aux marchés de l’intérieur du pays où il achète à bas prix des vaches de taille moyenne. Il commence à les entretenir pendant 5 à 6 mois avant de les faire abattre.Il détientainsi une ferme de plus de 600 vaches et 120 sont abattues chaque semaine. Le réapprovisionnement est continu. Une centaine de personnes y travaillent.

 

Des revenus pour l’Etat

 

Un porte-parole du ministère du Commerce indique que ce genre d’intermédiaire doit impérativement payer la taxe sur la valeur ajoutée, comme pour les autres marchandises, soit 18 %. Cette TVA est exigée à quiconque exerce un commerce selon la loi. A cela s’ajoutent des prélèvements forfaitaires imposés aux commerçants de bétail. Le montant exigé par la commune hébergeant le marché est de800 fbu par tête de bovin et 500 fbu pour les caprins. Même si le marché du bétail génère des revenus à l’Etat, il n’y a pas de réglementationspécifique pour ce genre d’activité. Le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage qui travaille en étroitecollaboration avec celui du Commerce annonce qu’une loi est en cours de rédaction.

 

Le bétail est peut-être devenu un business, mais ce n’est pas un business sans risques : certains commerçants se disent confrontés à des pertes énormes. A l’abattoir de Bujumbura, un commerçant explique : « Je peux m’approvisionner à raison de1.000.000fbu pour une vache d’environ 500 kg et enregistrer une perte de 200.000fbu après sa vente. Sans compter les dépenses effectuées pour le transport et le paiement des taxes… » C’est sans doute l’un des facteurs aggravants de la crise de la viande : aujourd’hui, le prix du kilo atteint 8.000fbu alors qu’il était à 5.500en 2010…

 

 

 

Prosper Hakizimana, Espérance Ndayikengurutse, Evelyne Kaneza et AxellaHoraho

 

Cet article a été réalisé dans le cadre d’une formation pratique de vingt heures aux techniques de l’enquête journalistique, au CFM, du 3 au 6 juillet 2012.

 

FIN DE LA FORMATION SUR LES THEMATIQUES AU CFM

Photo CFM

Depuis le début du mois d’août, les journalistes sélectionnés  suivent la formation sur  quatre thèmes : Education, Economie, Santé et Justice. C’est le thème sur la problématique de la détention préventive qui a clos les débats. Pourquoi le choix de ces thématiques ? D’abord le constat est que le gros des informations des médias burundais se focalisent trop sur le factuel et les sujets de

listes en form

Photo CFM

 fonds qui intéressent  pourtant le grand public est relégué au second plan. La raison  est simple. Les médias ne disposent pas de personnel suffisant pour justement se consacrer aux grands sujets qui demandent plus de temps de recherche. Souhaitée par les journalistes eux-mêmes, la formation sur des thématiques permet aux journalistes d’avoir d’autres  sources d’information  susceptibles de fournir des pistes  de nouvelles à traiter dans leurs rédactions respectives, et  de diversifier les informations . Ces thèmes ont été choisis par les journalistes eux-mêmes. Le CFM a cherché les experts en la matière. Cependant, tous les journalistes déplorent le fait que le temps impartis  à la formation et au débat est insuffisant. C’est pour cette raison que  maître Gérad Ntahe a consacré une heure supplémentaire le vendredi 10 aout 2012  pour expliquer aux journalistes d’autres notions sur le droit de la presse. Le CFM a bouclé la formation des thématiques vendredi 10 août 2012.

Quels  son t les thèmes développés par les formateurs ?

  1. Santé : réformes en cours et système d’information sanitaire au ministère de la santé publique. Ces deux thèmes ont été développés par les docteurs Olivier Basenya et Dionis Nizigiyimana.
  2.  Eduction : Evolution des réformes au ministère de l’Education nationale et le nouveau système à l’enseignement supérieur, par Antime Mivuba et le Professeur Ndayisaba.
  3. Economie : Système bancaire et la politique budgétaire présentés par les Professeurs Rédempteur Ntawiratsa et Gilbert Niyongabo.
  4.  Justice : problématique de la détention préventive et l’expropriation successivement présentés par Maitre Gérard Ntahe et maître Vincent Ndikumasabo.

Bientôt toutes les  présentations des thématiques  sur le  blog du CFM.

Alain Kazinierakis à l’œuvre chez le bimensuel Ndongozi y’Uburundi.

Photo cfm

Le formateur Alain Kazinierakis spécialisé en photojournalisme est pour deux jours au service du journal Ndongozi .Dans sa formation ,le formateur a une double approche : il dispense la théorie sur le photojournalisme à l’ensemble des journalistes, puis continue la formation in situ dans des rédactions qui en ont fait la demande. L’objectif est de marier la théorie à la pratique. Depuis ce lundi, il appuie les journalistes/techniciens de photos du journal Ndongozi au sein même de leur rédaction. Ce journal dispose seulement de deux journalistes et d’un maquettiste. La formation en photojournalisme organisé par l’Agence Info Sud en collaboration avec la Maison de la presse et le Centre de formation des médias entre dans sa 2ème semaine.

Faut-il croire aux votes par SMS ?

Photo CFM

Un message envoyé par téléphone mobile… Et hop, la radio enregistre le vote. Le phénomène, simple, prend de l’ampleur. Mais quelle est la crédibilité de ces votes d’un nouveau genre ?

Apparus en 2009 sur Rema FM, les SMS prennent de plus en plus d’importance dans l’univers radiophonique burundais. Des radios comme CCIB FM+, la RPA, Isanganiro ou RSF Bonesha, ont emboité le pas. Selon Willy Nyamitwe, le créateur de « SMS média », première société à avoir investi le secteur, l’objectif était de permettre aux auditeurs d’être en contact de façon rapide, spontanée et bon marché avec leurs stations préférées.

D’un coup les dédicaces sont devenues plus faciles et moins coûteuses que par la voie classique où il fallait acheminer des cartes dans les points de ventes pour les retourner à la station radio. Les SMS permettent également de collecter l’argent avec moins de risque de perte ou de détournement. Le vote par SMS lors des compétitions comme « Miss Burundi » ou les « Isanganiro Awards » a permis de collecter de l’argent pour l’organisation.

Le prix d’un SMS lors des votes varie de 100 à 300 frbu, selon la société de téléphonie mobile Leo. De 500 à 1 000 frbu selon la société SMS. Mais la transparence n’est pas forcément de mise du côté des consommateurs : qui ne s’est jamais lamenté de ne pas avoir été informé du prix en regardant la balance de ses dépenses ?

Quoi qu’il en soit, le succès ne se dément pas. SMS média revendique plus de 3 000 SMS par jour. Léo, lui, en a reçu plus de 160 000 en 2 jours, lors de la dernière compétition qu’il a organisé à l’occasion de la Champions League.

Une manne pour les intermédiaires

Les sociétés de téléphonie ont signé des contrats avec des intermédiaires comme SMS média. Les équipements des sociétés sont interconnectées, ce qui leur permet d’échanger des données… et les recettes. Entre Léo et SMS Média par exemples, le prix fixe d’un message est convenu en fonction de la marge bénéficiaire prévisible. Selon Christian Kabirigi du service marketing de Léo, le prix d’un SMS est variable selon l’importance de l’événement ou le revenu escompté. Leo perçoit 50 % du prix payé par l’auditeur, la radio 20 %, et l’intermédiaire 30 %.

Même si notre source ne révèle pas le revenu mensuel des SMS , ce partenariat rapporterait beaucoup. Si l’on considère que le gagnant des derniers « Isanganiro Awards » a eu 800 votes, cela correspond à un minimum de 16 000 frbu pour la radio. Pour une société comme SMS média, c’est une manne d’au moins 90 000 frbu par jour !!

Selon Mukombozi un des chanteurs qui participait aux « Isanganiro awards », les compétitions par SMS sont douteuses : « les organisateurs de ces événements ont reçu le mot de passe de SMS média qui donne accès au comptage des voix en temps réel. De ce fait, les organisateurs peuvent informer le participant dont ils sont fans qu’il est dépassé par un concurrent et ce dernier peut à son tour demander à ses amis d’envoyer encore plus de messages pour augmenter ses chances de gagner… » Mukombozi déplore en outre le fait de ne pas être impliqué dans l’organisation. « Le vote par SMS peut être crédible si les organisateurs sont sérieux », résume-t-il.

L’un des organisateurs de ce genre de compétitions, Christian Nsavye, admet que le vote par SMS n’est pas toujours crédible : « Puisqu’un numéro de téléphone peut voter autant de fois qu’il le veut, cela amène à penser que le but de ces compétitions est plus commercial qu’artistique. »

Ce point de vue n’est pas très différent de celui de Willy Nyamitwe : « la tricherie est toujours possible surtout quand il n’y a pas de logiciel de gestion. Néanmoins le vote par SMS revêt une certaine crédibilité par rapport au vote classique, qui, lui, est facilement manipulable. Les critères subjectifs ont moins de place donc d’influence. »

A quand dans les actualités ?

Comme il échappe à tout contrôle, le vote par SMS est mis en cause par le président du Conseil National de la Communication (CNC), Pierre Bambasi, qui reste dubitatif : « On peut s’influencer mutuellement et donc fausser les résultats. Il y a aussi un risque de corruption du fait que certains candidats peuvent intéresser le public pour que ce dernier vote en leur faveur. »

Pour l’heure, les émissions d’actualité n’utilisent pas encore de votes par SMS. Néanmoins, le président du Cconseil Natioanl de la Communication (CNC) n’y serait pas opposé : « Ce serait l’un des moyens pour les auditeurs de réagir à l’information. Ce qui permettrait un apport en terme de correction ou d’ajout à l’information diffusée car il est des fois où les journalistes diffusent une information incomplète et n’en font pas le suivi. » Le journal étant préparé à l’avance, il serait possible de donner l’occasion aux auditeurs de s’exprimer au cours du bulletin et de lire les commentaires ou le résultat d’un sondage en temps réel à la fin du journal. Et le président du CNC de conclure : « Pour nous l’essentiel c’est qu’il n’y ait pas de dérapage. »

Vincent Nkeshimana, directeur d’Isanganiro, trouve lui-aussi que ce serait un plus de donner l’opportunité aux auditeurs de contribuer à l’information avec des SMS. Et lui-aussi, dans sa position de président de l’Association burundaise des radiodiffuseurs, se demande bien pourquoi les médias le font pour certaines émissions et non pour le journal. Pas encore ?

Jonas Mashurushuru, Aline Nirere, Anicet Nyamweru et Lyse Gahimbare

Cet article a été réalisé dans le cadre d’une formation pratique de vingt heures aux techniques de l’enquête journalistique, au CFM, du 3 au 6 juillet 2012.

Evolution du ystème éducatif burundais : de la colonisation à nos jours.

Photo CFM

Les activités de formation au Centre de formations reprennent ce 1er aout 2012. Les journalistes sélectionnés pour cette séance de formation  suivent des experts choisis sur les thèmes éducation, santé, économie et la justice.

Cette formation est   suivie d’échanges  permet aux journalistes non seulement d’identifier des sujets qui intéressent leurs rédactions respectives mais aussi offre des pistes   d’enquête qui intéresse le grand public.C’est le thème éducation qui a ouvert cette nouvelle série de formation éduction. D’abord Antime Mivuba, 36 ans au ministère de l’éducation a exposé sur l’évolution du système éducatif burundais depuis la période coloniale jusqu’aujourd’hui. Le lendemain, il sera le tour du Professeur Joseph Ndayisaba. Il va développer un  exposé axé sur les réformes à l’enseignement supérieur. Suivront les thèmes sur l’Economie, la santé et enfin la justice. Cette série de formation se clôture  vendredi 10 aout 2012.